Cinéma - 01/01/2000 Les Larmes amères de Petra von Kant |
| Genre : | Drame |
| Format : | Long métrage de 125 minutes |
| Production : | Allemagne (1972) |
| Réalisation : | Rainer Werner Fassbinder |
| Liste des acteurs : | Margit Carstensen, Hanna Schygulla, Irm Hermann, Eva Mattes |
| Thèmes : | Bisexualité, Tourments, Entourage. |
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Petra von Kant, riche, arrogante, dominatrice, tombe sous la coupe d'une petite femme ordinaire. Son amour pour Karin la fera sombrer.
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Petra von Kant, styliste, connaît depuis le peu le succès. Les grands magasins Karstadt qui l'avaient autrefois snobée, lui commandent une collection pour l'hiver. Petra se contente de faire les croquis préparatoires et confie toute l'exécution à Marlene, un travesti qui lui sert également de bonne à tout faire et de confidente. Marlene ne parle jamais et supporte toutes les humiliations de la part de Petra dont elle semble amoureuse. Un jour, Petra reçoit la visite de son amie Sidonie von Grasenabb, qu'elle n'a pas revu depuis trois ans. Sidonie est mariée à Lester, et elle confie à Petra que pour sauver son union, elle a dû feindre la soumission. Petra, elle, a divorcé de son second mari. Elle ne le supportait plus et était dégoûtée par l'acte d'amour. Petra est pessimiste, elle croit que celui qui montre son amour étale sa faiblesse et se fera dominer par l'autre.
Sidonie présente une amie à Petra. C'est Karin, une jeune femme qui rêve de devenir mannequin. Elle est mariée, mais son mari vit en Australie. Petra est immédiatement attirée par Karin. Elle lui offre d'être le modèle de sa collection et de s'installer dans son appartement. Karin est devenue l'amante de Petra. Elle lui parle mal, sort souvent très tard, prétend coucher avec des hommes, et se fait beaucoup prier pour prononcer les mots "je t'aime". Petra alterne les cadeaux et les supplications avec les reproches et les injures, sous le regard silencieux de Marlene. Les deux femmes boivent beaucoup. Un jour, le mari de Karin arrive en Allemagne. Karin quitte aussitôt Petra qui sombre dans la dépression et l'alcoolisme. Son amie Sidonie, sa mère, sa fille et Marlene assistent à sa déchéance. Elle les injurie toutes, déclare les haïr. C'est son anniversaire et elle n'a qu'un espoir, que Karin vienne la voir. Petra finit par s'endormir, complètement saoûle. Puis Petra reprend ses esprits et s'excuse auprès d'elles. Elle refuse de voir Karin qui téléphone, enfin. Mais ses derniers mots pour Marlene, "parle-moi de ta vie", provoquent chez sa fidèle amie/servante une réaction étonnante. Marlene qui a tout supporté jusqu'ici, fait ses bagages ! Et Petra se retrouve toute seule.
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| Catégorie : | Un ou plusieurs personnages principaux sont homosexuels |
| Scénario : | Rainer Werner Fassbinder |
| Rapport à l'homosexualité : |
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| Notes : |
Adapté par Fassbinder de sa propre pièce, le film porte bien son origine théâtrale. Huis-clos étouffant, rebondissements tardant à venir, grands monologues sur la vie et l'amour. L'histoire est à la fois démonstrative et énigmatique. Le jeu des acteurs est curieux, entre Derrick et le théâtre d'avant-garde. Très anti-psychologique, surtout pour Margit Carstensen (Petra) qui exagère ses expressions. Le maquillage est assez impressionnant, très vif et kitsch au début, et carrément "inexistant" à la fin, alors que Petra a perdu toutes ses défenses et sa dignité. Les robes valent le détour, plutôt moches à mon goût mais spectaculaires ! Le film sûrement très provoquant en 1972 (quoi ! deux femmes qui s'aiment) reste assez violent par son traitement de la soumission et de l'exhibitionnisme. Les erreurs commises par Petra (objétisation de Karin, couvrir de cadeaux en échange de rien, déclarer son amour à tout bout de champ, supplier quand ça va mal) sont elles, toujours à éviter de nos jours si l'on ne veut pas foirer ses relations amoureuses ! |
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