Cinéma - 22/07/2002 Big Eden |
| Genre : | Comédie dramatique |
| Format : | Long métrage de 117 minutes |
| Production : | Etats-Unis (2000) |
| Réalisation : | Thomas Bezucha |
| Liste des acteurs : | Arye Gross, Eric Schweig, Louise Fletcher, George Coe, Veanne Cox, Tim DeKay, Nan Martin, Corinne Bohrer |
| Thèmes : | Relation amoureuse, Amitié, Placard, Personnages homo, Coming out, Visibilité. |
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Henry hart, peintre gay, trouve à Big Eden, bourgade rurale du Montana, son ancien flirt ...et un nouvel amour dans la peau de l'épicier du coin...avec la bénédiction de tout le village!
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Big Eden est une petite ville nichée au creux du Montana, ville natale de Henry Hart (Arye Gross), peintre new yorkais à succès. Quant celui-ci y revient pour prendre soin de son grand-père malade, il se retrouve confronté à son ancien flirt (Tim DeKay) et à ses frayeurs d’être gay dans cette petite communauté. Mais soutenu par ses anciens amis et d’inattendues rencontres, Henry va trouver de nouvelles possibilités d’amitié et d’amour.
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| Catégorie : | Le film traite de l'homosexualité comme sujet principal |
| Scénario : | Thomas Bezucha | | Production : | Chaiken Films | | Distribution : | Jour de Fete Films (Cinéma-USA)/ Wolfe Video (Video USA) |
| Rapport à l'homosexualité : |
La bourgade de Big Eden présente plusieurs personnages gays & lesbiens, en couple ou non, vivant en harmonie avec l'ensemble de la communauté locale. |
| Notes : |
Format : 1.85 :1 Son : Dolby Stereo
Big Eden est un petit miracle de film comme il en existe peu…un tous les dix ans, peut-être ? Il réussit le tour de force d’être émouvant jusqu’aux larmes, irréaliste jusqu’à l’absurde, surprenant à chaque plan tout en respectant la tradition américaine des grandes comédies romantiques à la Cary Grant/Katharine Hepburn.
A priori, comme le raconte le réalisateur et la productrice, le film n’avait rien pour plaire. Les films orientés gays parlent souvent de jeunes mecs passant la plupart du temps torse nu, dans leur vingt ans et cherchant leur sexualité (avec au moins deux scènes de baise requises pour le cahier des charges). Qui pourrait bien s’intéresser à une comédie dramatique avec des trentenaires célibataires ne correspondant pas aux canons physiques des magazines ni aux aspirations de la clientèle supposée de ce type de films ?Ceci témoigne du mal qu’il ont eu à trouver un distributeur, malgré les accueils fabuleux que Big Eden a reçu dans chaque festival où il a été présenté
Sa représentation de la communauté rurale de Big Eden est certes utopique : une petite ville où chacun est accepté pour ce qu’il est : lesbienne, gay, hétéro et où chacun se soutient afin d’apporter réconfort et compréhension. Henry Hart va trouver ce qu’il lui manque : une meilleure acceptation de qui il est et de remplir ce besoin universel de trouver un endroit où chacun est aimé et où chaque personne que l’on aime se trouve apaisé.
La marieuse du coin cherche à placer Henry avec les femmes du coin mais elle remarque qu’il est gay. Pas de problème, elle organise un après-midi de rencontres pour célibataires gays. Une jeune femme apporte le casse-croûte…que sa compagne a oublié avant d’aller travailler à la scierie du coin. La célébration du 4 juillet permet à tous les couples de danser, de témoigner leur affection devant chacun, sans que quiconque ne réagisse de manière étonnée.
Le pari de ce film est de considérer les hétérosexuels non pas comme des antagonistes, tel que le cinéma les représentent souvent, mais comme ayant intégré les mêmes valeurs de communauté pour chaque être humain, indépendamment de l’orientation sexuelle, de l’âge et des races. L’amoureux secret de Henry est Pike, l’épicier du coin : il est d’origine indienne. Mais son origine, sa couleur de peau n’est jamais présentée comme un problème éventuel : il fait partie de la société comme n’importe quel bûcheron ou vieux cow boy du coin.
On pourra reprocher au film son côté idéaliste (et très américain dans sa représentation de toute communauté quelle qu’elle soit) et quelque peu irréalisable de son sujet. Quelques scènes voulant faire typique du coin sont d’ailleurs à la limite du surfait (notamment à l’église, c’est assez croquignolet car Henry s’y ennuie ferme !) Qu’importe, le cinéma est fait pour les rêveurs et il nous est permis de rêver qu’un jour Big Eden existera et que nous serons acceptés non pas comme des citoyens de seconde zone mais comme des êtres humains à part entière, recherchant comme chacun ce qui est essentiel dans la vie : la poursuite du bonheur pour nous et nos proches.
Le film n’a pas de distributeur français (encore concentrés sur des extravagances celluloïdales comme Party Boys), il faut croiser les doigts pour qu’ils s’éveillent à l’intelligence. Pour celles et ceux qui souhaitent découvrir ce bijou d’émotion et d’humanité, il est disponible en DVD Zone 1 chez Wolfe Video avec plus d’une heure de bonus supplémentaires, entre commentaires (très précieux) du réalisateur, des acteurs, des challenges du films mais également des recettes égrenées le long du film que Pike conçoit afin de gagner le cœur d’Henry. D’incurables romantiques, je vous dis.
wild |
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