Cinéma - 17/07/2002 Bloody Mallory |
| Genre : | Horreur |
| Format : | Long métrage de 93 minutes |
| Production : | France (2002) |
| Réalisation : | Julien Magnat |
| Liste des acteurs : | Olivia Bonamy, Laurent Spielvogel, Adria' Collado, Jeffrey Ribier, Thylda Barrès, Valentina Vargas, Perkins Lyautey/ |
| Thèmes : | Personnages homo, Répression, Injures. |
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Mallory et ses copines, Vena Cava -une drag queen experte en explosifs et Talking Tina, une fillette muette et télépathe, vont casser du démon déguisé en Pape!
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La nuit de ses noces, Mallory assassine son mari à coups de haches, découvrant qu’il est un démon qui allait la sacrifier. Depuis, elle a monté une agence paranormale que le gouvernement appelle pour des missions ultimes relatées aux démons de toutes sortes. Elle est aidée par Vena Cava, drag queen sauvage et experte en art du combat et Talking Tina, muette mais télépathe-...avant qu'un sexy prêtre catalan,ex-garde du corps du Pape enlevé, ne les rejoigne, tout émoustillé par la croisade anti-démon.
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| Catégorie : | Un ou plusieurs personnages principaux sont homosexuels |
| Scénario : | Julien Magnat, Stéphane Kazandjian | | Production : | Bee Movies | | Distribution : | Mars Films (distribution cinéma) |
| Rapport à l'homosexualité : |
Vena Cava (veine cave pour les intimes) est une drag queen fière de son statut de Reine des explosifs, des nuits d'Ibiza et des armes cachées à peu près partout autour d'elle...et qui n'hesite pas à rembarrer un pape homophobe et sexiste ("Vade retro, créature transexuelle!" est son credo) tout en matant du coin de l'oeil le prêtre Karras qui les a rejoint. |
| Notes : |
Format : 1.85 :1 Son : Dolby Stereo
Fuck Evil ! Vampires ! Succube ! Goules ! Démons ! Enfin un film de genre français qui bastonne, arrache, éclate, décapite, suce le sang et qui ne se pose pas de question ! Bloody Mallory va probablement disparaître des écrans aussi vite qu’il est apparu. Véritable ovni cinématographique, il montre une fois de plus que le cinéma français a bien du mal à s’accaparer des genre qui ne lui sied pas : l’horreur et le fantastique. Et pourtant…
Filmé avec des pieds, écrit avec trois mains gauches (dont les deux du scénariste- réalisateur de l’épouvantable Sexy Boys, sacré handicap !), éclairé comme une tente de camping, joué à la hussarde, Bloody Mallory est une véritable série B tendance très Z. Tentant vainement de créér un univers BD comico-horrifque bardé de références cinématographiques et littéraires, le film montre dès les premières images les limites de son ambition et de son budget. Ses personnages monofacette aux dialogues plaqués sont minés par une mise en scène statique (malgré les bastons de kung fu et les goules hyperactives) mettant en évdidence une volonté de renouveller le genre tout en se prenant les pieds dans le tapis.
Mais le jeu survolté de ses actrices, Olivia Bonamy en tête, Bloody Mallory gagne en pêche. La deuxième bombe est Vena Cava, la drag queen experte en explosifs : toute en répliques assassines, en perruque bleue et platform shoes bourrée de mitrailleuses anti-goules. Sa plus grande crainte : abimer l’un de ses dix faux ongles après quelques cascades et une prise de tae kwon do "mes chéris, vous êtes tous là?". Du bonheur !
L’intérêt de Bloody Mallory revient à un croisement étrange entre John Waters première mouture, Fred Olen Ray –le roi de la série Z yankee- et John Carpenter (période Vampires). Julien Magnat s’autorise ce que personne ne peut faire ailleurs : tout. Se moquer outrageusement du pape qui , abreuve une foule catho de discours homophobes, mysogines et réactionnaires. Il a été boutinisé, c’est clair. Ensuite, Vena cava lui fait la morale en lui vantant les mérites des capotes pour lui dire finalement « Fuck off », exaspérée par ses remarques conservatrices. Un vrai must !
Bloody Mallory tire sur tout ce qui bouge, bouscule les conventions et érige le blasphème en sport national, aux nonnes violées par des goules en pleine église (la seule s’en sortant étant celle qui n’est plus vierge !), du pretre catalan converti aux bienfaits de Mallory, au pape en diable réincarné. Et c’est très réjouissant, même si le film reste très cahotique et extr*emement mal fichu. Mais c’est tellement rare de prendre un pied libérateur par les temps qui courent !
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