Cinéma - 01/12/1987 Adieu je t'aime |
| Genre : | Comédie dramatique |
| Format : | Long métrage de 90 minutes |
| Production : | France (1987) |
| Réalisation : | Claude-Bernard Aubert |
| Liste des acteurs : | Bruno Cremer, Stéphane Bonnet, Marie-Christine Barrault, Bruno Pradal |
| Thèmes : | Première fois, Relation amoureuse, Différence d'âge, Bisexualité, Découverte. |
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Une femme découvre que son mari la trompe... avec un jeune homme. Elle décide alors de repartir à la conquête de son mari en essayant de les séduire tous les deux.
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Nicole (Marie-Christine Barrault) est une femme heureuse : mariée à Michel (Bruno Cremer) qui est un chef d'entreprise comblé. Elle soupçonne cependant que son mari lui cache quelque chose...mais elle n'imaginait pas que le brillant informaticien Philippe (Stéphane Bonnet) que son mari vient d'embaucher était aussi son amant. Elle décide alors de passer à l'action afin de récupérer son mari.
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| Catégorie : | Le film traite de l'homosexualité comme sujet principal |
| Scénario : | Claude-Bernard Aubert | | Production : | CandiceProduction (Sergio Gobbi) | | Distribution : | Candice Production (cinéma- France). GCR (Video-France) |
| Rapport à l'homosexualité : |
Les héros du film sont soit bisexuels (Bruno Cremer et Stéphane Bonnet) ou homosexuels (Bruno Pradal) |
| Notes : |
Format : 1.66 : 1 // Son : Mono
Une véritable curiosité française sur le sujet de l'homosexualité. Au contraire de Yannick Bellon avec La Triche (à la mode "l'homosexualité ce douloureux problème" reliant invariablement l'homosexualité au crime et à la tragédie), Claude-Bernard Aubert se tourne vers le mélo. Véritable OVNI cinématographique et traitant un sujet rarement abordé en France jusque là : il n'empêche que le film connut un échec à sa sortie et sonna le glas pour le réalisateur dont ce fut le dernier film.
Hormis le désir homosexuel naissant chez Bruno Cremer pour le séduisant Stéphane Bonnet, on retrouve un autre personnage homosexuel en la personne de Bruno Pradal. Meilleur ami de Marie-Christine Barrault, il tient un rôle un brin cliché d'un directeur de galerie artistique. Pas de vélleité d'abonder en ce sens, cependant. Le film reste très éloigné d'une représentation ghettoïsante ou stigmatisante. Il raconte simplement (trop, peut-être) l'histoire d'une passion entre deux hommes puis du combat que va mener la femme de l'un d'entre eux afin de reconstruire son couple à la dérive.
La résolution, très amère, est là aussi un peu simpliste quoiqu'emprunte d'un certain réalisme. Pas de concession au genre mélo (violons grinçants, scène lacrymales), le film reste sage mais aborde de manière courageuse un thème nouveau dans son traitement. La réalisation, elle, s'avère un peu monotone, très proche d'un téléfilm et donne de ce fait peu de relief au sujet. L'interprétation des trois personnges principaux sonne juste, cependant : c'est le meilleur atout du film.
Claude-Bernard Aubert est un personnage à part du cinéma français. Peu enclin au succès, il a signé des films aussi divers que Les Portes de Feu (odyssée de 5 femmes pendant la deuxième guerre mondiale, avec Annie Cordy), Le Facteur s'en va en guerre (avec Charles Aznavour) mais aussi un des meilleurs films de guerre français, Charlie Bravo (1980). Les films précédents ayant été des échecs, il a surtout connu le succès sous un pseudonyme : Burd Tranbaree, réalisateur des plus prolifiques du cinéma pornographique français entre 1975 et 1983. |
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