Cinéma - 28/01/1978 Alucarda |
| Genre : | Horreur |
| Format : | Long métrage de 74 minutes |
| Production : | Mexique (1975) |
| Réalisation : | Juan Lopez Moctezuma |
| Liste des acteurs : | Claudio Brook, Tina Romero, David Silva, Susana Kamini, Adriana Roel, Martin LaSalle, Tina French, Lili Garza, Betty Catania |
| Thèmes : | Personnages homo, Clichés. |
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Dans un étrange couvent, la jeune Alucarda s'éprend de la belle orpheline Justine...et cette passion déchainera un bain de sang orchestré par Satan!
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Alucarda (Tina Romero) est une jeune femme solitaire qui vit dans un couvent retiré au Mexique. Elle tombe amoureuse de Justine, jeune orpheline fraîchement arrivée. Mais Alucarda, folle d'amour et de sang, entraine Justine dans un tourbillon démoniaque. Les Nonnes et le curé du coin auront tôt fait de découvrir que Satan tire les ficelles de ceci et a possédé les deux malheureuses.
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| Catégorie : | Un ou plusieurs personnages principaux sont homosexuels |
| Scénario : | Juan Lopez Moctezuma, Alexis Arroyo | | Production : | Films 75, Yuma Films | | Distribution : | Mondo Macabro (DVD Zone 2 UK) |
| Rapport à l'homosexualité : |
Alucarda et Justine partagent une passion amoureuse |
| Notes : |
Format : 1.77:1 / Son : Mono
Alucarda est d'abord une incroyable claque visuelle, d'une provocation permanente et extrême. Incroyable objet filmique mexicain, il est l'oeuvre de Juan Lopez Moctezuma, loner partenaire de Fernando Arrabal et d'Alejandro Jodorowski et ayant participé à leurs expériences théatrales et cinématographiques (le myhtique El Topo). Le film est visuellement agressif et doté de décors démesurés et baroques.
Voulant à tout prix provoquer une réaction, il décrit une communauté religieuse décalée, avec des nonnes enturbanées de blanc & sang, une église dans les tréfonds d'une caverne. Il décrit aussi la passion interdite de la jeune Alucarda (= Dracula à l'envers affublé d'un A final pour le côté féminin) et de Justine.
Justine, tiens, comme l'héroïne de Sade dont le film s'inspire fortement. S'en suivent des scènes hystériques de messes délirantes, de hurlements possédés, de tendresse et d'innocences infinies et perverties, d'exorcismes, de la sexualité exacerbée de certaines nonnes...un compendium des années 70, entre amours lesbiennes quasi-vampiriques et exorcismes tragiques. Alucarda et Justine possèdent les attributs de femmes vampires sans les clichés habituels (canines, gousses d'ails crucifix et j'en passe).
Mais là où le bâs blesse, c'est cette assimilation passion lesbienne = passion satanique. Le film ressemble d'abord à s'y méprendre à une charge sauvage contre l'obscurantisme religieux (dans le personnage du médecin joué par Claudio Brook). Mais même ce brave docteur qui soigne Alucarda finit par avouer se rendre compte de l'existence de Satan et qu'il a possédé les jeunes filles. Equation donc bien connue : homosexualité = oeuvre de Satan. Elles devront donc être punies de mort par la force conjointe de la religion et de la médecine. Tant de provocation accumulée finit ainsi par démolir le propos du film, excessivement rétrograde et conservateur aux vues de la conclusion.
Si on se résume bien, Satan m'habite. Et finalement, c'est très bien comme ça.
Le DVD Zone 2 offre une très belle copie d'Aucarda (tourné en anglais à la base), avec un éclairage très riche sur la personnalité du réalisateur ainsi qu'un docuemntaire sur le film d'horreur mexicain. Pas de sous-titre. |
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