Samedi 28 juin 2003, 13h55, place d’Italie. Les deux camions régie de TF1-LCI qui ont assuré le direct entre Christophe Girard et Claire Chazal évacuent la place. Non loin de là, des voitures aux couleurs des différentes radios sont présentes : France Info, RTL...
Un des premiers hommes politiques sur place, Jack Lang, se tient près de la mairie du 13e arrondissement dans laquelle se trouve Bertrand Delanoë. Il répond aux questions de RTL.
Le reporter de la station de radio est bientôt rejoint par des cameramen qui filment Jack en attendant Bertrand... De l’autre côté de la place, le carré de tête de la Marche se regroupe.
14h passées de quelques instants. Très ponctuel, le maire de Paris sort sur la place, il est cette année entouré d’une escorte rapprochée qui se tiendra toujours à proximité. Le maire salue Roxanne Decorte qui lui explique qu’elle « attend Jean-Luc ». Les passants applaudissent Bertrand Delanoë sur son passage. Échanges rapides de poignées de main. Il semble particulièrement populaire cette année. Il y a encore deux ans, d’autres passants nous demandaient qui était l’inconnu filmé par Canal+ à la terrasse d’un café de la place Félix Éboué...
« Ah, Henry ! » Bertrand Delanoë fait une halte pour embrasser Henry Chapier.
Henry Chapier explique au maire de Paris qu’il souhaite l’interviewer, il semble avoir pris sous sa protection un jeune homme travaillant pour une radio... Bertrand Delanoë lui accorde de longues minutes.
Quelques photographes, puis France Inter et Europe 1 rejoignent le groupe. Les curieux affluent également.
Plusieurs caméras s’en mêlent...
...c’est bientôt la cohue. Un homme de la sécurité appelle du renfort à l’aide de son talkie-walkie.
Le maire repart vers le début du cortège, suivi de près par les nombreuses caméras.
Gare à celui qui s’approche trop près... cette année, le service d’ordre n’hésite pas à repousser gentiment les médias.
Bertrand Delanoë rejoint le carré de tête sous les applaudissements de la foule, les médias ont alors du mal à suivre.
Reste pour certains la solution de la vue aérienne, tentée par une caméra portant un micro de la chaîne Al-Jazeera.
Le maire prend sa place au centre de la banderole...
...tandis que Geneviève Pastre et Antti Timonen, candidat au jeu Nice People, peu motivés pour jouer des coudes, se retrouvent à une des extrémités de la banderole. Choc des cultures...
Des instructions sont données aux participants...
...tandis que l’on fait reculer les journalistes de plusieurs mètres. Les médias sont au moins aussi nombreux qu’en 2001 (défilé à la médiatisation record, trois mois après l’élections de Bertrand Delanoë et moins d’un an avant les présidentielles).
Il est énergiquement expliqué à la presse que des petits groupes de trois journalistes vont être autorisés à passer dans le périmètre évacué, chacun son tour. Personne n’a intérêt à resquiller !
L’un des cameramen admis devant la banderole évite les principales personnalités politiques et se contente de filmer Antti... À notre grande surprise, il lui donne même des ordres : « Mets-toi au premier rang... Va plus vers le centre ». Le jeune Finlandais s’exécute docilement mais ne parvient pas à approcher le maire, il croise toutefois Jean-Luc Romero qui lui fait la bise et lui propose de le revoir plus tard.
Le défilé est déjà parti et s'est engagé sur le boulevard de l’Hôpital quand M6 arrive...
Le caméraman qui cherchait tout à l’heure à placer Antti est toujours là, il lui hurle encore des instructions de loin.
La balade accordée au Finlandais prend vite fin : « Dans trois minutes, tu me retrouves ici ! » lui ordonne le caméraman de son perchoir, après avoir filmé le passage du cortège. Dans quelques minutes, Antti rejoindra l’aéroport en direction de Nice. Le soir même, ces images seront diffusées en prime time dans l’émission, et Antti reprendra du service dans Nice People dont l’autoritaire exploitation de ce défilé laisse songeur...
Une pause interview est observée tous les cinquante mètres. Jean-Luc Romero répond aux journalistes...
... et Jean-Paul Huchon s’exprime sur RTL.
Cette année, certains ont innové pour avoir une belle lumière...
d’autres improvisent un travelling arrière...
ou même une contre-plongée !
Pascal Houzelot (fondateur de Pink TV) discute à bâtons rompus avec Jack Lang.
Une banderole de la future chaîne homo est placée à l’entrée du boulevard de l’Hôpital...
... et la façade de l’Opéra Bastille revêt les couleurs de la chaîne.
Têtu n’est pas en reste. Place de la Bastille, le magazine nous souhaite un bon été avec la reproduction de la couverture de son numéro « spécial quéquettes ».
Les salariés du groupe Canal+ sont représentés.
Madame H, dans un style proche de Jackie Kennedy à Dallas, est reconnue par la foule comme « la présentatrice de Canal+ » (cf. notre article sur la nuit gay de décembre 2002)
Les médias sont plus longs cette année à se jeter sur les créatures, les politiques accaparent longtemps leur attention.
Gros succès pour les drags...
Les accessoires sont filmés de près.
La crête a la côte cette année !
Les particuliers sont nombreux à attendre le long du parcours.
Toutes les générations sont présentes.
Il faut parfois attendre son tour pour prendre la photo !
Les chars techno restent en vogue.
La plume est plus rare mais toujours autant prisée.
Choisir un bon angle est très important pour photographier une paire de fesse...
Le body painting, enfin, connaît un net regain de popularité.
Photos : David Lebois