Cinéma - 15/08/2007 Caramel |
| Genre : | Comédie dramatique |
| Format : | Long métrage de 95 minutes |
| Production : | Liban-France (2006) |
| Réalisation : | Nadine Labaki |
| Liste des acteurs : | Nadine Labaki, Yasmine Elmasri, Sihame Haddad, Joanna Mkarzei, Aziza Semaan, Gisèle Aouad |
| Thèmes : | Personnages homo, Découverte, Drague & sexe. |
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Beyrouth. Dans un institut de beauté.
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Beyrouth. A l’institut de beauté, les femmes qui s’y croisent, qu’elles y travaillent ou qu’elles en soient clientes, y dévoilent non sans pudeur leurs émotions, leurs joies et leurs souffrances mais également l’obstination et la force dont elles font preuve dans un monde où chaque jour est une résistance à la traditionnelle domination masculine. Il y a Layale, qui hésite à mettre un terme à sa relation avec un homme marié dont elle est éperdument éprise. Il y a Jamale, dont la peur de vieillir tourne à l’obsession. Il y a Nisrine, jeune musulmane en passe de se marier mais qui n’est plus vierge. Il y a Rima, qui se sent de plus en plus attirée par les femmes et en particulier par l’une de ses clients. Il y a, enfin, Rose, couturière travaillant en face du salon de coiffure, qui, malgré son âge et son envie d’être aimée, coupe court aux élans d’un vieil Américain pour prendre soin de sa sœur Lili, qui perd la tête.
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| Catégorie : | Un ou plusieurs personnages secondaires sont homosexuels |
| Scénario : | Nadine Labaki | | Production : | Les films des Tournelles (France) | | Distribution : | Bac Films |
| Rapport à l'homosexualité : |
La réalisatrice aborde de manière très pudique le thème de l’homosexualité féminine, en s’attachant à deux femmes : l’une est coiffeuse, androgyne que ses collègues tentent de rallier avec bonhomie à plus de féminité, l’autre cliente de l’institut de beauté, qui se troublent mutuellement et… timidement. |
| Notes : |
Un portrait à la fois saisissant et attachant des femmes de Beyrouth, tiraillées entre libertés et traditions dans une ville considérée comme à la croisée des cultures orientale et occidentale. Au détour de situations amoureuses compliquées et/ou amorales, au gré de répliques qui oscillent entre l’humour et l’émotion, ce sont les carcans imposés aux femmes qui sont dénoncés. Toutefois, la réalisatrice prend le parti de ne pas juger, se contente juste de suivre les destins de cinq femmes aux prises avec la vie et qui trouvent ensemble – la solidarité féminine – des solutions aux difficultés rencontrées : l’une rachète sa virginité, sujet extrêmement sensible mais traité avec légèreté ; une autre fait semblant de continuer à avoir ses règles en utilisant des subterfuges destinés à tromper autrui ; la troisième ignore les hommes, ignore pourquoi elle les ignore et comprend petit à petit que seules les femmes l’intéressent, sans qu’aucun jugement ne soit perceptible ; la quatrième reçoit le soutien de ses amies lorsqu’elle se rend compte que son amant ne quittera jamais sa femme ; la cinquième, âgée, qui a toujours couru après l’amour, s’attendrit de la cour « à l’ancienne » que lui offre un monsieur distingué ; sa sœur, encore plus âgée, que l’on croit folle mais qui ne l’est pas tant que cela, est bouleversante de sincérité. C’est dire qu’en partant du caramel, cette sucrerie fondante dans la bouche, également utilisée comme cire dépilatoire au Moyen-Orient, la réalisatrice a réussi son pari de faire parler les femmes pour les femmes sur un ton à la fois grave, décalé, émouvant et amusant, ce qui permet de transcender en douceur des thèmes de société complexes et encore tabous dans cette partie du monde. Et puis, avouons-le, ce film est un pur moment de plaisir esthétique, aussi bien musical que visuel : toutes les musiques, toutes ces femmes sont belles. Parce qu’elles sont touchantes de vie. Parce qu’elles sont terriblement humaines, tout simplement.
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