Cinéma - 01/01/2000 L’escalier |
| Genre : | Comédie dramatique |
| Format : | Long métrage de 90 minutes |
| Production : | Etats-Unis (1969) |
| Réalisation : | Stanley Donen |
| Liste des acteurs : | Rex Harrison, Richard Burton, Cathleen Nesbitt, Gordon Heath, Avril Angers, Neil Wilson, Shelagh Fraser, Gwen Nelson, Pat Heywood, Dermot Kelly et Béatrice Lehnann |
| Thèmes : | Placard, Entourage, Vie de couple. |
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Harry ne supporte pas que son amant de toujours Charlie, l’écarte à l’arrivée de sa fille qui n’est pas au courant de la situation.
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Harry, homosexuel vieillissant, tient un magasin de coiffure avec son compagnon de longue date, Charlie, un ancien acteur dont le seul titre de gloire est une ridicule publicité télévisée. Trop gros et plutôt laid, Harry cache une alopécie galopante sous de grotesques turbans et s'occupe avec dévotion de sa vieille mère impotente qui, dans sa chambre du premier étage, geint et récrimine toute la journée. Élégant et portant beau malgré ses fausses dents, Charlie exploite de façon éhontée l'amour que lui voue Harry, n'hésitant pas à se moquer cruellement de lui et à le laisser tomber pour aller draguer dans des clubs spécialisés. Justement, au cours d'une de ces soirées, il a commis l'erreur de se travestir en femme et de faire des avances à un jeune homme qui s'est avéré être de la police. Le jeune homme a porté plainte et depuis, Charlie vit dans la terreur d'être convoqué devant le tribunal. Malgré ses ruses pour éviter le facteur, la convocation finit par lui être remise par George, le policier du quartier. Charlie envisage, pour prouver son hétérosexualité, de faire témoigner la fille qu'il a eue d'un bref mariage, vingt ans plus tôt. Pour mettre toutes les chances de son côté, il faudrait que Harry accepte de quitter les lieux pendant quelques heures, emmenant si possible son encombrante et nauséabonde maman. Mais Harry s'y oppose fermement. Pour payer l'avocat, il faudrait aussi que Charlie soutire de l'argent à sa propre mère, reléguée dans un asile pour vieillards. Mais la vieille dame, furieuse, le chasse en le traitant de sodomite. Bouleversé, Charlie retrouve néanmoins ses habitudes et drague un certain Jack, qu'il ramène à la maison. Pour Harry, l'humiliation est grande, d'autant plus que leurs ébats ont lieu dans le lit conjugal. Une violente dispute s'ensuit. Harry se réfugie dans la salle de bains, où Charlie le découvre inanimé. Affolé, il croit à une tentative de suicide, alors qu'il s'agit d'un malaise accidentel. Toutefois, il comprend à quel point il est attaché à Harry et combien sa compagnie lui est indispensable. Il promet de s'amender et de se montrer plus aimable envers lui. Le lendemain cependant, il retrouve toute sa verve et se gausse impitoyablement de la perruque arborée par son compagnon. Il refuse aussi que ce dernier l'accompagne au tribunal (flanqué de cette " folle ", il en prendrait au moins pour 90 ans !). Mais au bord du trottoir, il hésite, incapable de traverser seul la rue. Harry alors, vole à son secours...
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| Catégorie : | Le film traite de l'homosexualité comme sujet principal |
| Scénario : | Charles Dyer | | Production : | Stanley Donen | | Distribution : | 20th Century-Fox |
| Rapport à l'homosexualité : |
sujet principal. |
| Notes : |
Au moment de sa sortie, la presse anglo-saxonne se déchaîna contre L'ESCALIER, notamment "Newsweek" qui accusa Stanley Donen d'opportunisme et décrivit le jeu des acteurs comme " parfaitement nul". Rex Harrison lui-même - qui avait pourtant aimé la pièce - fut un des plus virulents détracteurs du film, déclarant : "Nous avons pris beaucoup de plaisir à le tourner, mais je doute que quiconque puisse prendre beaucoup de plaisir à le voir. " Il ajouta aussi qu'il aurait volontiers renoncé à son salaire d'un million de dollars pour ne pas figurer dans cette œuvre. Après cette pénible expérience, il disparut d'ailleurs des écrans pendant huit ans. Donen, lui, mit cinq ans à refaire surface et ne retrouva jamais la verve de ses comédies pétillantes des années soixante. En France, cependant, l'accueil fut plus élogieux. Jean-Louis Bory, notamment, vanta le jeu de Richard Burton " extraordinaire de vérité intérieure... son physique de catcheur obscurément habité par une insidieuse douceur " et Gilles Jacob parla de " la plus gigantesque scène de ménage depuis QUI A PEUR DE VIRGINIA WOOLF ? " (entre Liz Taylor et... Richard Burton). |
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