Cinéma - 13/03/2002 Rebelles |
| Genre : | Comédie dramatique |
| Format : | Long métrage de 103 minutes |
| Production : | Canada (2001) |
| Réalisation : | Lea Pool |
| Liste des acteurs : | Piper Perabo, Jessica Paré, Mischa Barton, Mimi Kuzyk, Graham Greene, Jackie Burroughs, Emily Von Camp |
| Thèmes : | Relation amoureuse, Personnages homo, Entourage, Acceptation, Mal-être. |
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Un lycée de jeunes filles au Canada est le théâtre d'une relation amoureuse orageuse entre deux lycéennes.
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Mouse, venant de perdre sa mère, est envoyée dans un lycée de jeunes filles. Elle devient la compagne de chambre de Paulie et Tori, follement éprises l'une de l'autre. A la faveur d'un incident, Tori, de peur d'être découverte, se tourne alors vers les garçons. Mouse sera le témoin de ce que Paulie tentera de faire afin de récupérer Tori.
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| Catégorie : | Le film traite de l'homosexualité comme sujet principal |
| Scénario : | Judith Thompson | | Distribution : | Steward |
| Rapport à l'homosexualité : |
Une relation amoureuse au sein d'un lycée de jeunes filles couplée à une homophobie patente. |
| Notes : |
Distribué en Belgique depuis le 13 mars 2002, les droits du film ont été acquis par Steward Distribution pour la France, sans date de sortie prévue à ce jour.
Format : 1.85:1
Son : Dolby Digital
Tiré du roman The Waves of the bath, Lost and Delirous est la première réalisation en langue anglaise de la cinéaste Lea Pool, déjà responsable du film culte lesbien Anne Trister. Porté par d’excellentes actrices au jeu tonique et émouvant, le film apporte par petites touches sentimentales et dramatiques la description de trois destins de jeunes filles qui vont se trouver liés.
Le film, au ton romantique et désabusé, en attendrira plus d’une, tant les destins croisés de Paulie, orpheline mais battante, amoureuse folle de Tori, romantique mais oppressée par sa famille conservatrice et religieuse semblent être à la portée de chacun(e). La caméra caresse les corps des adolescentes dans les scènes d’amours délicates et torrides et la photographie, lumineuse et chaude, donne un caractère incandescent à leur relation empreinte d’un naturel évident.
La première partie du film, vu à travers les yeux de Mouse , nouvelle compagne de chambrée des deux lycéennes amantes, est joyeuse, idyllique. Mais le film bascule rapidement dans le drame quand la sœur de Tori les découvre nues et enlacées. Tori, prise de panique qu’elle ne soit récusée par ses parents, décide de couper les ponts et de se tourner vers un garçon. Paulie, blessée et malheureuse va tenter de récupérer son amour perdu.
Et c’est là où le film bascule dans un côté très 70’s où la lesbienne est forcément maudite, vouée à la tragédie voire prédatrice (du style La Rumeur (The Children's Hour) avec Audrey Hepburn, Walk on the Wild Side avec Barbara Stanwick ou encore They only kill their Masters avec June Allyson). Paulie ne se considère pas comme lesbienne mais simplement amoureuse de Tori et réalisant qui elle est, rentre dans une colère destructrice. Malgré le soutien de la principale du lycée, qui est déjà passée par ce même stade, elle va sombrer dans le désespoir. Tori, elle, renie farouchement son attirance homosexuelle pour une vie plus tranquille à l’abri de la colère familiale. Mousevoit ce couple se désagréger sous ses yeux et fera tout afin d’aider Paulie à surmonter cette épreuve.
Un symbolisme trop lourd (Paulie soigne un rapace blessé = elle est le rapace blessé qui renait) allié au fait qu’une fois de plus, les lesbiennes ne peuvent avoir une relation heureuse rendent le film déséquilibré. Si les motivations des personnages sont aisées à saisir, le traitement en est vain et quasi contradictoire. Une fin en demi-teinte prouve cet état de fait quand le symbole prend le pas sur la réalité des faits. La cinéaste s’avère incapable de transcender un sujet pourtant prometteur : la perte de l’être aimé et la guérison. La poésie se trouve balayée par un pathos pas toujours bienvenu. Les fans d’histoires d’amour tragiques seront à leur comble tandis que les autres n’auront que les yeux pour pleurer. Néanmoins, chacun(e) s’accordera à découvrir un sens évident de l’érotisme et la vigueur de l’interprétation de Piper Perabo, une Paulie écorchée vive , emplie d’amour et de force.
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