 Comme tous les ans, la Gay pride, rebaptisée Marche des fiertés, attire de nombreux médias. Point d'orgue de cette frénésie médiatique, le carré de tête rassemble les personnalités et marque le départ de la Marche par une joyeuse bousculade de journalistes et de curieux. Les organisateurs - sans doute inspirés par la campagne de Jacques Chirac - ont opté cette année pour la mise en place d'une corde destinée à contenir les journalistes. Le dispositif est efficace et chacun se plie volontiers à cette règle... Ceci n'empêche pas certains - sur notre photo, certaines - de tenter une percée « par en dessous » !
Chacun essaye de prendre ses marques et guette Bertrand Delanoë.
Alain Krivine et Jack Lang sont parmi les premiers arrivés, bientôt rejoint par Jean-Luc Roméro. Au premier rang ont attend l'arrivée du maire de Paris, certains se renseignent. Son apparition serait imminente.
Alain Krivine répond à quelques questions, sans grand enthousiasme.
Dès l'arrivée de Bertrand Delanoë, les flashs crépitent. Une journaliste de la presse écrite est autorisée à franchir « la corde » pour une rapide interview.
C'est ensuite le tour d'une journaliste de télévision, le ballet des accrédités est bien rodé.
Les autres médias doivent se contenter d'observer de loin, derrière le cordon orange solidement maintenu par des volontaires des différentes associations participant à la Marche.
Une autre équipe de télévision, tente une interview en approchant le maire de l'autre côté de la banderole. Ce dernier se retourne un instant et fait quelques déclarations.
Vient ensuite le tour les radios. Cette fois-ci deux journalistes sont autorisées à interroger Bertrand Delanöe. La reporter de France Info semble plus à l'aise. Sa collègue de BFM se contente d'enregistrer les questions de sa consœur... et bien sûr les réponses du maire ! Fin des interviews.
Yves Cochet est rapidement interviewé par BFM, quand tout à coup le cortège démarre...
La bousculade reprend, les curieux se pressent, un caméraman tente une vue aérienne...
Les personnalités éclipsées, les médias se jettent sur la partie festive, imités cette année par de nombreux « hétérocurieux » venus admirer le spectacle.
La Une du Parisien tombe à point nommé pour l'association Contact qui brandit le quotidien : « Mon enfant est homosexuel »
Dans un premier temps, les organisations professionnelles remportent un franc succès...
...mais très vite, des créatures hautes en couleurs vont détourner l'attention des médias vers elles.
Les médias gay sont nombreux à être représentés sur le défilé. Têtu est visible sur des sacs en plastiques distribués aux passants. Mieux que rien...
Le grand gagnant du ballet médiatique est de loin le char de Pink TV : Pour annoncer son arrivée en fin d'année, la future chaîne gay a repeint une bétonneuse en rose. Effet garanti !
Une brigade rose de 50 jeunes gens danse autour du char. Grosse ambiance !
Clou du spectacle place de la Bastille, Pink TV se paye un affichage géant sur la façade de l'opéra. (photo © Pink TV)
TVPride - autre projet de télé gay annoncé pour la fin de l'année - n'est pas en reste et s'affiche sur une bonne douzaine de T-Shirts.
Les sites web gays ont réduit la voilure en 2002, mais restent présents. Gaysthouse.com roule dans un beau 4x4 blanc...
...et cette année, Gay.com défile sur un minibus cabriolet à un étage... Un immense drapeau arc-en-ciel vient compléter le dispositif.
Cgay, l'association de Canal+, est de la partie.
Certains sont peu frileux cette année, les photographes sont heureux !
On voit plus de petites culottes qu'au défilé du 14 juillet !
Comme tous les ans, on photographie et filme les couleurs du drapeau arc-en-ciel...
Tout ce qui est (presque) à poil est également apprécié...
Les plumes, enfin, ont toujours la faveur des photographes en 2002...
La tradition est respectée !
Photos : David Leboisâ, tous droits réservés.
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