Cinéma - 11/11/2003 Speed Demon |
| Genre : | Horreur |
| Format : | Long métrage de 85 minutes |
| Production : | Etats-Unis (2003) |
| Réalisation : | David DeCoteau |
| Liste des acteurs : | Colin Stark, Mark Ian Miller, Candace Moon, M.T Church, Trevor Harris, Greg Carney, Jared Edwards, Nick Doss, Amber Loy, Mike Cole |
| Thèmes : | Homo-érotisme, Cryptogay. |
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Le nouveau David DeCoteau ! Avec cette fois-ci un démon au volant d'un bolide qui terrorise une ville, des jeunes gens en shorts jean et lycra se livrant à des cérémonies étranges... Le taux de testostérone grimpe d'un cran !
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Jessie (Colin Stark) revient dans sa ville natale après son séjour à l'université. Il se trouve confronté à une bande de jeunes fous du volant. La ville parait sous la domination de cette bande, supervisée par une espèce de conducteur fdément au volant d'un bolide "qui sème la terreur dans toute la région". Serait-ce un démon invoqué par d'étranges rituels impliquant les jeunes en question à moitié déshabillés?
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| Catégorie : | Un ou plusieurs passages du film mettent en scène l'homosexualité |
| Scénario : | Matthew Jason Walsh, David DeCoteau | | Production : | Rapid Heart Pictures | | Distribution : | The Asylum (DVD Zone 1-DVD) |
| Rapport à l'homosexualité : |
Toujours sans gays déclarés, l'écran déborde d'homoérotisme avec sa dizaine de jeunes gars déchainés, torse nus, en short bien court...et je te balance du sang, et je te barbouille ton corps dénudé avec...toujours une bonne raison de sa désaper à l'écran. M. DeCoteau s'est visiblement surpassé! |
| Notes : |
Format : Clairmont 2.35:1 // Son: Dolby Digital 2.0
6 mecs torse nus en boxers moulants & rangers en train de caresser & de vénérer un moteur d’un engin motorisé surpuissant, suspendu à des chaînes dans un garage sombre : c’est l’une des images chocs de ce Speed Demon. Qui a tout pour devenir un classique plutôt camp, tant le réalisateur finit par s’autoparodier.
Muni d’un budget à peine décent (400 000 $ au bas mot, soit en gros 300 fois moins cher qu’un film à la Terminator 3), il parvient néanmoins à faire illusion : image très léchée, éclairages savants, cascades, explosions, format dit " Cinemascope " et un générique final de… 7 minutes ! Le style est plus ou moins le même que The Frightening ou la série des Brotherhood : images au ralenti (un peu trop, même, ça commence à fatiguer), imagerie homo-érotique, décorum à forte tendance initiatique.
Mais ce n’est pas tout : David DeCoteau a sorti la grosse Bertha pour son dernier opus mécanisé : toute l’artillerie homo-érotique a été déballée. Bien que tous les protagonistes aient une sexualité hétérosexuelle (au moins pour le héros) ou non définie, tout le monde s’en fiche car il s’agit d’un festival de scènes très suggestives. Et personne n’est dupe : tous les protagonistes passent les 9/10eme du film en boxer, short, pantalon en cuir, rangers…les deux personnages féminins (dont un clône fadasse Sarahmichellegellar-esque) extraordinairement hors du coup. Une chose sort du lot : superbe réplique de Amber Loy s’inspire directement de la réplique du rôle de la folle tenu par Antonio Fargas dans Car Wash " Je suis plus homme que tu ne seras jamais…et plus femme que tu n’auras jamais " dit-elle au héros décontenancé. Vas-y, ma fille !
Les rituels afin d’invoquer le " démon de la vitesse " sont à la base de cercles (vertueux ou vicieux, selon l’humeur) fermés autour d’un moteur de Mustang customisé : les jeunes hommes (on le répète : torse nus, en boxer & rangers) accroupis en train de se caresser vigoureusement. Puis le méchant de l’histoire (Otto-Mark Ian Miller) serre un talisman démoniaque dans sa main, laissant dégouliner son sang sur le corps du volontaire: les autres comparses s’empressent alors de caresser le mal/bienheureux et de badigeonner le sang sur son torse. Un bien beau rituel comme on aimerait en voir plus souvent. Plus souvent ? Qu’à cela ne tienne ! Il y en a deux autres tout aussi explicites.
Le scénario patauge au milieu du film, on sent bien que David DeCoteau ne sait pas trop quoi faire de ses personnages. Les acteurs sont d’ailleurs bien piètres : certains sont à peine capables d’aligner trois lignes de dialogues sans avoir l’air idiots ou de faire tapisserie…mais qui s’en soucie d’ailleurs ? Il se fait plaisir et (nous) fait plaisir. Il est évident que le film est un clin d’œil permanent aux spectateurs potentiels gays : le monde du stock car, des courses, de la graisse mécanique, des moteurs ont tout de l’apparat hétérosexuel. Ici, facilement transposé dans l’imagerie gaie de corps musclés dénudés dans un paysage industriel en décomposition, meublé de pneus, clés à molettes (allo Dr Freud ?) et séances de caresses collectives au dieu Moteur. En clair, il fait très chaud.
Dans le commentaire (toujours très instructif) du DVD américain, David DeCoteau annonce un changement de cap :il va plus se tourner vers la TELEVISION (son prochain film Ring of Darkness est produit pour la télévision) . Mais également souhaite se consacrer à des sujets plus " personnels ", dans la mouvance de son Leather Jacket Love Story. Une occasion, enfin, de traiter peut-être de sujets plus ouvertement gays ?
Le film est disponible depuis le 11/11/2003 en DVD Zone 1, format Widescreen 16/9eme, VO non sous-titrée, avec commentaire du réalisateur, bande-annonce et photos diverses pour les amateurs. |
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